
Les scénarios qui reviennent le plus souvent
Les messages frauduleux copient toujours un service que vous connaissez, pour vous mettre en confiance :
- Le faux colis : un SMS annonce des frais de douane ou de livraison à régler pour débloquer un colis « en attente », avec un lien vers un faux site de transporteur.
- La fausse amende : un message évoque un avis de contravention impayé, avec un lien vers un faux site imitant l’Agence nationale de traitement automatisé des infractions.
- Le faux Ameli ou impots.gouv : un e-mail annonce un remboursement de l’Assurance Maladie ou des impôts, à condition de renseigner un RIB ou des identifiants sur un site copié à l’identique.
- Le faux CPF : un message propose de débloquer les droits de votre Compte personnel de formation, souvent contre un versement ou vos identifiants FranceConnect.
- Le faux conseiller bancaire : un appel ou un SMS prétend venir de votre banque et demande de confirmer un code reçu par SMS pour « annuler une opération suspecte ». C’est justement ce code qui permet à l’escroc de valider une opération à votre insu.
Les détails qui trahissent un message frauduleux
- L’urgence : « sous 24 heures », « compte bloqué demain », un compte à rebours qui pousse à agir sans réfléchir.
- Une adresse d’expéditeur bizarre : un e-mail « impots.gouv » envoyé depuis une adresse qui ne contient pas @impots.gouv.fr, ou un nom d’expéditeur qui ne correspond pas à l’adresse réelle une fois affichée en entier.
- Un lien qui ne mène pas où il devrait : sur ordinateur, laissez le pointeur de la souris quelques secondes sur le lien sans cliquer : l’adresse réelle s’affiche en bas de l’écran, et diffère souvent nettement du site annoncé.
- Une demande d’informations sensibles : mot de passe, code reçu par SMS, numéro complet de carte avec le cryptogramme. Un organisme officiel ne les demande jamais par SMS ou e-mail.
- Des fautes ou une mise en page approximative : logo flou, formulations maladroites, bien que les messages les plus récents soient de mieux en mieux imités.
Le bon réflexe avant de cliquer
- Ne cliquez pas sur le lien du message, même « pour vérifier ».
- Ouvrez votre navigateur et tapez vous-même l’adresse officielle du service (impots.gouv.fr, ameli.fr, le site de votre banque ou de votre transporteur), ou utilisez l’application officielle déjà installée sur votre téléphone.
- Connectez-vous à votre espace personnel habituel : si un remboursement, une amende ou un colis en attente existe réellement, il y apparaîtra.
- En cas de doute sur un appel se présentant comme votre banque, raccrochez et rappelez vous-même le numéro habituel inscrit au dos de votre carte ou sur vos relevés.
Un message légitime peut toujours attendre le temps que vous vérifiiez par vous-même ; un message frauduleux, non.
Vous avez cliqué sur le lien, sans rien saisir
Ouvrir une page piégée sans y taper la moindre information n’installe généralement rien de grave sur un ordinateur ou un smartphone à jour. Fermez simplement l’onglet ou l’application, sans télécharger ni installer ce qui serait proposé sur la page. Si un fichier a été téléchargé automatiquement, ne l’ouvrez pas et supprimez-le. Lancez ensuite une analyse avec l’antivirus intégré (Sécurité Windows › Protection contre les virus et menaces sur un PC) par précaution.
Vous avez saisi vos identifiants ou payé : les gestes d’urgence
- Numéro de carte renseigné : contactez votre banque sans attendre pour faire opposition, par le numéro dédié indiqué sur son site ou son application, ou le 0 892 705 705 (serveur interbancaire d’opposition, accessible 7j/24 selon l’opérateur téléphonique). Vérifiez ensuite vos relevés dans les jours qui suivent et signalez toute opération inconnue.
- Identifiants d’un compte en ligne saisis (impots.gouv, Ameli, banque, messagerie) : changez immédiatement le mot de passe de ce compte depuis un autre appareil, et activez la double authentification si elle est proposée. Si vous avez utilisé le même mot de passe ailleurs, changez-le aussi sur ces autres comptes.
- Identifiants FranceConnect saisis : reconnectez-vous à FranceConnect et vérifiez l’historique de connexion visible dans votre espace ; changez le mot de passe du compte que vous utilisez pour vous connecter (impots.gouv, Ameli ou La Poste, selon votre choix habituel).
- RIB communiqué : surveillez vos comptes ; un RIB seul ne permet pas de débit direct, mais reste une information à ne pas diffuser davantage.
Signaler le message
Signaler un SMS ou un e-mail frauduleux aide à faire bloquer le numéro ou l’adresse utilisés :
- SMS suspect : faites-le suivre par SMS au 33700, le service officiel de signalement des SMS indésirables et frauduleux. Il est aussi possible de signaler un appel suspect de la même manière.
- E-mail suspect : signalez-le sur signal-spam.fr, qui transmet l’information aux opérateurs et aux autorités concernées.
- Site copié ou démarche plus détaillée : le site cybermalveillance.gouv.fr explique comment réagir selon ce que vous avez communiqué, et où déposer plainte si nécessaire.
Ces signalements ne remplacent pas une opposition bancaire ou un changement de mot de passe : ils viennent en complément, une fois les gestes d’urgence faits.
Les erreurs qui facilitent l’arnaque
- Rappeler le numéro indiqué dans le SMS ou l’e-mail suspect « pour en avoir le cœur net » : c’est souvent le même réseau qui répond.
- Communiquer un code reçu par SMS à un interlocuteur au téléphone, quelle que soit la raison invoquée : aucune banque ne le demande jamais.
- Attendre plusieurs jours avant de faire opposition après un paiement suspect.
- Réutiliser le même mot de passe qu’avant sur le compte concerné.
- Se dire que le message est trop bien fait pour être faux : c’est justement la qualité croissante de ces messages qui les rend efficaces.
S’en protéger au quotidien
- Prenez l’habitude de vérifier un service en tapant son adresse vous-même plutôt qu’en suivant un lien reçu.
- Activez la double authentification sur votre messagerie, vos comptes administratifs et votre banque.
- Utilisez un mot de passe différent pour chaque service important, si besoin noté dans un gestionnaire de mots de passe plutôt qu’écrit en clair.
- Méfiez-vous d’autant plus d’un message que son sujet vous semble crédible sur le moment (un vrai colis attendu, une vraie échéance fiscale) : c’est le principe même de ces arnaques.
- Si un proche est peu à l’aise avec ces sujets, montrez-lui ce guide et le réflexe du 33700 : ce sont souvent les personnes les moins familières d’Internet qui sont visées.
Quand faire appel à un technicien
Si vous avez un doute sur l’état de votre ordinateur après avoir ouvert une pièce jointe ou un lien suspect, ou si des pop-ups et des messages étranges apparaissent depuis, un contrôle s’impose : lors d’une intervention de suppression de virus à Vitrolles, je vérifie qu’aucun logiciel indésirable ne s’est installé et je vous aide à sécuriser les comptes concernés.
Pour prendre en main ces réglages de sécurité sereinement, mes séances de cours d’informatique à domicile à Vitrolles consacrent une partie de la formation à repérer un message frauduleux, configurer la double authentification et adopter les bons réflexes, à votre rythme. J’interviens à domicile ou au bureau à Vitrolles et dans un rayon de 40 km, sans rendez-vous, sur place en 2 heures maximum selon disponibilité. Le tarif dépend de la nature de l’intervention et du temps nécessaire, on en parle au téléphone avant (voir la page tarifs). Mon guide sur l’arnaque au faux support technique traite un autre piège fréquent, par fenêtre bloquée cette fois. Pour toute question, appelez-moi au 06 08 64 78 71.
Besoin d’un coup de main ?
Si vous préférez confier le problème à un professionnel, j’interviens à domicile autour de Vitrolles : cours d’informatique à domicile, sous 2 h selon disponibilité, sans rendez-vous.
Appeler le 06 08 64 78 71Guide rédigé par Jean-Paul Marras, technicien informatique à Vitrolles depuis 2007.